
- (image : Spring, par KWG73)
A l’heure où les commentaires fusent sur le devenir d’Apple. Les articles se succèdent et parfois les avis divergent : « Un avenir assuré à court terme » (Le monde de l’Informatique) ; « L’histoire d’Apple et la personnalité de Steve Jobs sont si étroitement imbriquées que le doute est permis » (La croix.com) ; « Inquiétudes sur le maintien de l’innovation » (Journal du Dimanche). Les discussions de comptoir vont même jusqu’à « je ne donne pas cinq années à Apple pour s’écrouler. »
Si personne ne possède encore la « iBoule de cristal », quasiment tous les avis convergent à éclairer ô combien Apple était personnifié par son dirigeant : Steve jobs.
Mais comment une firme de plusieurs milliers de salariés et réalisant des dizaines de milliards de dollars de chiffre d’affaires se résumerait-elle, in fine, à une activité intuitu personae ? Si nous envisageons cette question pour l’une des plus belles réussites économiques américaines comme Apple, pourquoi ne pas le faire pour toute autre organisation ? Par voie de conséquence, le devenir d’une méga structure (voire méta structure) pourrait-elle être sous la seule dépendance de la « boite noire personnelle » (A. Solé) du dirigeant ?
Si je ne vais pas consacrer les prochaines lignes à répondre à cette question, elle m’apparait intéressante pour introduire la réalité du dirigeant ; la « frontière contact » entre le devenir de la firme et la perception qu’a le dirigeant de son univers.
Pour le prochain semestre, les prochaines années, combien de dirigeants peuvent se vanter de connaître parfaitement le niveau et le devenir de leur activité ? J’esquisse l’hypothèse que peu, voire aucun dirigeant ne possède ces garanties. Du coup pour le dirigeant comment vivre la promesse du pire et du meilleur ?